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Press & Media

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Pour la gestion de ce réseau de capteurs expérimentaux de suivi du risque d'incendie,
Nicolas MERLET
a assuré la conception et le développement de la plateforme GSM et du site Internet sécurisé.
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Jean-François Galtié, chargé de recherche CNRS
au laboratoire Geode de l'Université Toulouse II,
vient de mettre au point un capteur destiné à prévoir le risque de feu de forêt. Moins de trois ans ont été nécessaires à
la réalisation du procédé testé grandeur nature par les sapeurs pompiers de Pyrénées-Orientales l'été dernier.
Habituellement, les soldats du feu ne disposent que de techniques coûteuses, destructrices pour la nature ou longues en terme
d'analyses pour agir sur la prévention.
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La méthode du chercheur allie les avantages des techniques connues, sans que le matériel
ne nécessite un entretien sur le terrain. C'est ainsi qu'est né, avec l'aide de deux étudiants, le capteur Hydroleme capable
d'analyser une feuille d'arbre, sans la détruire.
Des résultats envoyés par SMS
Le principe part d'un précepte simple : l'eau absorbe certains infrarouges contenus dans la lumière. Il suffit d'envoyer une
source lumineuse à travers une feuille et de la récupérer en dessous. Plus la lumière est absorbée, plus il y a d'eau dans la
plante et moins grand est le risque d'incendie.
Le capteur envoie ces informations, par SMS, à un serveur relié à un site internet. Les données peuvent ainsi être consultées partout
dans le monde moins d'une minute après le relevé du capteur. L'utilisateur peut également déclencher à distance, par Internet ou SMS,
des mesures, changer l'un des paramètres.
Après le dépôt d'un brevet par l'Université Toulouse II,
l'ENSEEIHT et le
CNRS, les tests opérationnels ont été menés grandeur nature,
dans les Pyrénées-Orientales, à Perpignan, Collioure, Caixas et au Col de la Bataille entre l'été dernier et ce printemps.
«Le système permet d'affiner l'indice météorologique de feu de forêt», constate Jean-François Galtié.
Il cite en exemple une journée classée quatre (risque très important d'incendie) alors que les capteurs étaient moins alarmistes en
attribuant un indice 2 à la situation. Or, plus l'indice est élevé, plus le nombre de pompiers mobilisés sera important.
D'évidence, la précision des capteurs permet d'importantes économies. D'autant que le prix d'un capteur équivaut à la présence
d'une unité d'intervention sur le terrain pendant une journée.
«Il suffirait d'une dizaine de capteurs sur le département des Pyrénées-Orientales pour couvrir entièrement le niveau de risques»,
estime le chargé de recherche CNRS.
Jean-François Galtié espère que son système sera intégré à la chaîne opérationnelle de commandement des
pompiers dès cet été. Parallèlement, il cherche un partenariat pour industrialiser le produit et le commercialiser à l'échelle internationale.


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